Atos plus optimiste que jamais après un “semestre record”

27 Juil 2017 Tags: ATOS, Cybersécurité, Technologie

Le groupe informatique français publie des résultats record au premier semestre, dont une jolie performance au Royaume-Uni.

2017 pourrait bien être un excellent millésime pour Atos. Et pour cause : le groupe informatique français vient de publier des résultats record pour son premier semestre, confirmant ses objectifs pour l’ensemble de l’exercice.

Le groupe souligne par ailleurs une jolie performance au Roayume-Uni et  le lancement d’un ordinateur quantique. Un joli début d’année pour le seul opérateur en lice dans la course quantique.

Un bénéfice net en nette progression

Le bénéfice net part du groupe a progressé de 2,9 %, à 211 millions d’euros. La hausse du résultat serait de 24,7 % en excluant le produit exceptionnel réalisé avec la cession de la participation de la filiale Worldline dans Visa Europe l’an dernier, a relevé la direction.

Le chiffre d’affaires, lui aussi progresse : de 10,8 %, à 6,311 milliards d’euros. La hausse est de 11,6% à taux de change constants, la croissance organique (à périmètre et taux de change constants) atteignant 2,2% sur le semestre, selon Atos.

Nous publions ce matin un très bon semestre (…) avec un groupe qui marche sur ses deux jambes”, a souligné le directeur financier Elie Girard. Ces deux jambes étant selon lui “une excellence opérationnelle qui ne fait que se confirmer avec des résultats au plus haut”, et “le marqueur technologique qui ne fait que se renforcer”.  Il s’agit du 11ème trimestre consécutif de croissance du groupe, rappelle-t-il par ailleurs.

Atos a confirmé mercredi ses objectifs pour l’ensemble de 2017, qui avaient été revus à la hausse en avril, tablant sur une croissance du chiffre d’affaires de l’ordre de 9,5% à taux de change constants, avec une croissance organique supérieure à 2%. “L’idée, c’est que nous accélérions encore au second semestre” après les 2,2% de croissance organique du premier, a indiqué Elie Girard mercredi.

Premier marché : l’Amérique du Nord

Au niveau géographique, l’Amérique du Nord reste le premier marché du groupe, à 1,16 milliard d’euros (+1,8% de croissance organique), devant l’Allemagne (1,08 milliard, +1,0%) et le Royaume-Uni (880 millions, +3,4%).

“Je voudrais insister sur la très, très bonne tenue du Royaume-Uni”, avec notamment la livraison de supercalculateurs, a souligné Elie Girard, répondant aux interrogations autour du Brexit.

En France, le chiffre d’affaires a atteint 847 millions d’euros sur le semestre, avec une croissance organique très légèrement positive de 0,1%.

La marge opérationnelle du groupe a progressé de 1,9 point d’une année sur l’autre, à 8,5%.

Sur les six premiers mois de l’année, les prises de commandes se sont élevées à 6,89 milliards d’euros, ce qui représente un ratio de prise de commandes sur chiffre d’affaires de 109%. Le carnet de commandes s’élevait fin juin à 22,2 milliards d’euros, soit 1,8 année de chiffre d’affaires.

Le quantique, un «marqueur technologique »

Autre motif de satisfaction, le flux de trésorerie disponible dégagé sur le semestre s’est élevé à 242 millions, avec “une croissance de la génération de cash d’une année sur l’autre qui atteint 35%”, a relevé le directeur financier.

Quant au  “marqueur technologique” évoqué par Elie Girard, Atos a présenté début juillet une nouvelle solution de cybersécurité permettant de repérer très vite et même anticiper les attaques informatiques, notamment grâce à l’aide du nouvel Atos QLM, le simulateur quantique le plus rapide du monde.

Le groupe a aussi signé des partenariats avec Dell EMC, Cisco et Hitashi pour qu’ils distribuent ses “Bullion”, des serveurs dotés d’une très grande mémoire et destinés à l’industrie.

LES RÉSULTATS D’ATOS PAR SECTEUR D’ACTIVITÉ

La division “Infrastructure & Data Management” a représenté un chiffre d’affaires de 3,589 milliards d’euros, en hausse de 0,9% en organique, devant “Business & Platform Solutions” (+2,6% à 1,608 milliard).

Les revenus de la branche “Big Data & Cybersécurité”, créée après l’acquisition de Bull en 2014, ont atteint 357 millions d’euros, avec une jolie croissance organique de 13,8%, et une marge opérationnelle de 12,2%.

Quant à Worldline (filiale à 70% d’Atos spécialisée dans le paiement et les transactions électroniques, introduite en Bourse en 2014), son bénéfice net a bondi de 16% au premier semestre, à 71,9 millions d’euros, sur un chiffre d’affaires en hausse de 26,6% à 778 millions (+1,7% en organique).

Au niveau géographique, l’Amérique du Nord reste le premier marché du groupe, à 1,16 milliard d’euros (+1,8% de croissance organique), devant l’Allemagne (1,08 milliard, +1,0%) et le Royaume-Uni (880 millions, +3,4%).

Le groupe informatique français a aussi signé des partenariats avec Dell EMC, Cisco et Hitashi pour qu’ils distribuent ses “Bullion”, des serveurs dotés d’une très grande mémoire et destinés à l’industrie.

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