Frédéric Tostivint, ingénieur chez MBDA : «Je vérifie le bon fonctionnement d’un missile»

28 Juin 2017 Tags: Industrie Défense, Ingénieur, MBDA

Cyril Peteringénieur chez MBDA, missilier européen, contrôle le bon fonctionnement des missiles. Un suivi qui s’étale pendant 20 ans.

«Mon rêve d’enfant, c’était d’être pilote de chasse. Malheureusement, j’ai porté très tôt des lunettes. Je me suis donc orienté vers une école aéronautique.» A la sortie, Frédéric Tostivint se fait les dents chez un fabricant francilien de moteurs, avant d’atterrir à Bourges (Cher), pour rejoindre sa future épouse, elle aussi employée dans l’armement.

 

Embauché en tant qu’ingénieur mécanicien par le missilier MBDA, premier employeur du département avec plus de 1 400 salariés, le Breton de 41 ans dirige aujourd’hui une équipe de 14 concepteurs, dont un apprenti. Responsable d’un bureau d’études, il est en charge de la partie mécanique des «bancs de test». Ces armoires, ou valises, selon les exigences de l’acquéreur, sont bourrées de câbles et microprocesseurs. Leur rôle ? «Se brancher sur le missile pour contrôler son bon fonctionnement. Un suivi qui s’étale pendant les 20 ans de sa vie», précise-t-il. L’essai peut s’effectuer chez le fabricant, pour de la maintenance, ou sur le terrain, par le client.

 

En lien avec les câbleurs de la zone de montage, le service achat et d’autres ingénieurs, Frédéric apprécie «l’interaction entre les métiers». D’ailleurs, son employeur propose «une diversité de produits techniques», fruits de savoir-faire variés, de la peinture à l’optique.

600 embauches prévues en France cette année

 

Egalement implanté en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni, MBDA a engrangé 5,2 MdsEUR de commandes en 2015. Année record grâce aux contrats Rafale signés avec l’Egypte et le Qatar, en présence des partenaires de Dassault, dont MBDA qui équipe l’avion de combat. Confronté à une vague de départs à la retraite, le missilier recrute comme jamais. En France, il prévoit d’embaucher cette année 600 personnes, dont deux ingénieurs pour intégrer l’équipe de Frédéric : «On veut absorber le travail futur», sur les trois ans de visibilité qu’offre un contrat.

 

Passionné par son travail, Frédéric s’organise avec madame pour accompagner ou récupérer les enfants de 8 et 11 ans à l’école. «Le soir, je fais aussi les devoirs», sourit-il. Quid des questions liées au boulot ? «Je les emmène à l’aérodrome, aux portes ouvertes de l’entreprise et je leur dis : Ça, c’est papa qui l’a fait, en montrant les avions.»

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