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LE GICAT se dote d’un accélérateur

Le groupement des industries françaises de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres (GICAT) s’est doté l’an dernier d’un accélérateur de start-up, baptisé GENERATE, destiné à présenter à ses membres de nouvelles technologies et de nouveaux partenaires. Le programme consiste en un accompagnement de deux renouvelable un an. Actuellement, dix-neuf start-up sont incubées, et quatre devraient les rejoindre très prochainement.

 

François Mattens revient sur les premiers pas du programme qu’il a co-fondé au sein du GICAT

Comment fonctionne ce programme ?

Nous fonctionnons comme un incubateur de start-up, à la différence que nous ne les hébergeons et finançons pas. Nous leur apportons des services afin de les faire monter en puissance. Le monde de la défense est assez fermé, nous leur faisons profiter de notre réseau. Avec GENERATE, elles gagnent également en crédibilité au moment de lever des fonds. Enfin, nous les aidons à partir à l’export. Il existe deux types de start-up que nous accompagnons : celles qui ont déjà un produit innovant mature, nous les aidons à trouver des points d’entrée dans le secteur de la défense; celles qui viennent du monde civil et qui ne savent pas que leur innovation pourrait intéresser notre secteur. Nous jouons alors les intermédiaires.

Avez-vous un exemple de start-up que vous avez orienté vers la défense ?

La start-up Hololamp rencontrée au CES 2018. Spécialiste de la réalité augmentée interactive, elle travaille pour le secteur du bâtiment ou de l’alimentation. Nous lui avons dit que son application pourrait être utile aux services de police ou de défense notamment pour certains opérations de libération d’otages. Avec Hololamp, ils pourraient avoir une projection 3D des plans des bâtiments. Idem pour une autre spécialisée dans la fusion des données travaillant dans la finance, que nous avons orientés vers des services spécialisés.

Quelles sont les technologies le plus souvent présentées ?

Il y a énormément de solutions de drones, d’autres sur l’intelligence artificielle ou encore la cybersécurité. D’autres sont plus spécialisées comme une solution permettant la détection du mensonge via un algorithme. Les industriels sont très intéressés par ces start-up comme Airbus qui a organisé une séance de rencontres avec leur ingénieurs.

Trois start-up sélectionnées par le programme GENERATE

Internest, le GPS du drone. La start-up a développé une technologie de positionnement pour accompagner les drones et les hélicoptères. Précise au centimètre près, elle fonctionne également en indoor. Créée par deux ingénieurs des Ponts et Chaussées, elle est accélérée par Agoranov.

Physip, le soldat monitoré. La start-up, développée par un chercheur de Telecom ParisTech, propose un service d’analyse du sommeil via l’électroencéphalogramme (EEG). Elle peut ainsi réaliser un contrôle du sommeil, des somnolences, et donner une analyse des performances de la personne. Physip participe notamment au projet de recherche Cognisim de la DGA via le dispositif RAPID, qui vise à évaluer le stress d’un soldat en temps réel lors d’entrainements.

Aleph-Networks, le moteur de recherche du dark web. La start-up a créé une technologie de recherche web sur les contenus non indexés, ou deep web. Elle a également développé un réseau destiné à permettre l’échanges d’informations sensibles de manière sécurisée.

Source : Innovation Review

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