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L’ONERA, une pépite au coeur de la politique d’innovation du ministère des Armées

La ministre des Armées Florence Parly peut compter en matière d’innovation – un thème qui lui est cher – sur l’ONERA remis au carré depuis trois ans après avoir connu de très sévères difficultés. Respecté dans le monde entier (États-Unis, Japon, Russie, Chine, Singapour, Corée…) pour ses compétences très pointues dans certains domaines critiques (dissuasion, accéléromètre, optique, souffleries, radar à basse fréquence, furtivité…), cet organisme de recherches dans l’aéronautique et la défense reste un “outil de défense de premier plan, gage de la souveraineté de la France dans ce domaine“, avait estimé la députée LREM, Frédérique Lardet dans son rapport sur le projet de loi de finances pour 2018.

Selon le président de l’ONERA Bruno Sainjon, “il y a un renforcement significatif des liens” entre le ministère des Armées et l’ONERA au moment où de nombreuses puissances réarment et où la course scientifique et technologique s’accélère. Ainsi, le ministère des Armées “s’appuie davantage sur l’ONERA pour répondre à son besoin d’expertise”. Ce qui a permis à cet organisme de recherche d’être considéré comme “l’expert” et le “référent” dans les domaines “optique et électromagnétique” et de recevoir “des notifications” de contrats d’études de la part de la direction générale de l’armement (DGA), précise Bruno Sainjon, qui a présenté jeudi les résultats de 2017 de l’ONERA. Ainsi, l’ONERA travaille sur des nouveaux sujets comme les nouveaux types de satellite optique, la surveillance de l’espace et l’alerte avancée antimissile.

L’ONERA va mieux, beaucoup mieux

Pour la troisième année consécutive, l’ONERA a affiché un bénéfice net comptable positif en 2017 (7,6 millions d’euros). L’an dernier, le budget s’était établi à 228 millions d’euros, dont une subvention de l’État de 114,7 millions d’euros (104,7 millions de subvention et 10 millions de subvention exceptionnelle versée par la DGA). Hors subvention exceptionnelle, l’aide de l’État représente moins de la moitié des ressources de l’ONERA, contrairement à la situation d’organismes similaires, des établissements publics industriels et commerciaux (EPIC), que sont, par exemple, le CNES ou le CEA. La part de subvention publique de leur budget était, en 2014, respectivement de 70% et 58%.

En 2017, l’ONERA a obtenu 113 millions d’euros de commandes (contre 130 millions en 2016), dont 23 millions pour les souffleries. Soit une baisse de 13%. En revanche, l’activité soufflerie confirme son nouvel élan. Sur ce volume de commandes, il a reçu 24,1 millions de commandes à l’étranger, dont la Corée du Sud (soufflerie), la Belgique (Clean Sky), les États-Unis (accéléromètres) et Singapour (défense). Des commandes qui font vivre l’ONERA puisque sans elles, l’activité de cet organisme s’arrêterait fin août (153 millions d’euros de masse salariale). Grâce à cette meilleure situation économique, l’ONERA a pu investir beaucoup plus : 25,8 millions d’euros en 2017 (21,3 millions en 2016).

Nouveaux investissements en 2018

La subvention de l’ONERA, dont le montant est fixé dans le cadre du contrat d’objectifs et de performance 2017-2021 signé le 14 décembre 2016, reste stable pour 2018 (104,7 millions d’euros). Il recevra également en 2018 sur ce programme une dotation en fonds propres de trois millions d’euros destinée à la poursuite des travaux de la grande soufflerie S1MA de Modane, après une première dotation de 15 millions versée en 2016. Les travaux donnent des résultats très satisfaisants, selon le directeur des souffleries Patrick Wagner. Enfin, il prévoit une nouvelle croissance des investissements à hauteur de 28,7 millions, dont 5,2 millions au total pour S1MA.

Par ailleurs, la rationalisation des implantations immobilières franciliennes de l’ONERA est enfin sur les rails. Notamment l’équilibre recherché entre produit des cessions immobilières (Meudon et Chatillon) et coût du transfert, qui est évalué à 160 millions d’euros, est semble-t-il résolu. Le coût net de ce déménagement est estimé entre 15 et 35 millions, selon le secrétaire général de l’ONERA, Jean Leger. Afin de lancer ce vieux projet, l’ONERA a signé un préaccord avec la BEI (Banque européenne d’investissement), qui lui permettra d’assurer le démarrage du transfert et d’amortir cette opération sur 20 ans. Une opération qui va permettre à l’ONERA d’être plus efficace et, donc, de développer de nouvelles pépites technologiques.

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