Les tourelles de CMI Defence en action au camp de Suippes

20 Juin 2018 Tags: CMI, CMI Defence, Défense, Eurosatory, GICAT

Pour ses tourelles, CMI Defence se concentre depuis longtemps sur la combinaison de la puissance de feu d’une part, et de la légèreté d’autre part, offrant une grande efficacité sur la cible ainsi qu’une grande mobilité. Le fabricant voulait démontrer les capacités réelles de toute sa gamme de systèmes. Cette manifestation exceptionnelle n’a jamais eu lieu dans l’histoire de CMI.

 

Les démonstrations ont impliqué pas moins de six systèmes d’armes Cockerill : d’abord, sa tourelle de calibre moyen protégée télé-opérée : la CPWS 25 ; deuxièmement, la variante non-habitée de calibre moyen de la série Cockerill 3000, la Cockerill 3030 APC ; troisièmement, la version habitée de calibre moyen de la série Cockerill 3000, la Cockerill 3030 FSV ; quatrièmement, la Cockerill 3105 AG, la variante de la série Cockerill 3000, dotée d’un canon Cockerill de 105 mm ; cinquièmement, la tourelle Cockerill avec canon à moyenne pression de 90 mm et système de chargement automatique, appelée Cockerill LCTS 90MP ; sixièmement, la tourelle Cockerill avec un canon à basse pression de 90 mm, appelée Cockerill CSE 90LP. La séquence de tir incluait le tir de Galix 13 et 17, remarquables systèmes de protection par écran de fumée ultra-rapide (1 seconde de réaction !) commercialisés par la société Lacroix, partenaire de CMI.

 

À l’exception de la CPWS, toutes ces tourelles sont actuellement couvertes par un contrat d’approvisionnement, de support, de formation ou de maintenance. En effet, CMI Defence est en train d’assembler les tourelles de la série Cockerill 3000 dans ses usines belges à un rythme supérieur à vingt tourelles par mois et a déjà livré pas moins de 130 d’entre elles à ses clients. Au-delà de ses tourelles, les canons Cockerill de gros calibre équipant certaines tourelles sont également conçus et fabriqués par CMI Defence, qui est la seule société occidentale où sont actuellement produits des canons de 105mm. Cette production s’effectue à Distroff (est de la France), où est implantée l’une des filiales françaises de CMI Defence.

L’ambition de CMI Defence est d’accompagner ses clients tout au long du cycle de vie de leurs systèmes pour leur maintien en condition opérationnelle, mais aussi pour optimiser leur emploi par les utilisateurs. À cette fin, le fabricant a développé un programme de formation qui permet aux équipages d’apprendre à utiliser au mieux les systèmes d’armes Cockerill. Ces formations sont organisées dans des salles de cours, dans des ateliers, sur des simulateurs virtuels immersifs, sur des simulateurs embarqués, ainsi que, bien sûr, sur des systèmes réels. Dans ce contexte, CMI Defence a construit un centre de formation de qualité à Commercy, à une heure de Suippes. Il peut accueillir jusqu’à 120 stagiaires. Ce centre d’entraînement, appelé Campus Cockerill, est maintenant opérationnel.

En 2015, CMI Defence a signé un accord-cadre avec le Ministère français de la Défense qui lui donne accès au champ de tir de Suippes, où la société est autorisée à mener ses activités de tirs réels. Avec le Campus Cockerill et cette infrastructure de Suippes, les stagiaires sont placés dans des conditions idéales tout au long de leur processus d’apprentissage.

Après les explications de Thierry Renaudin, Guillaume Beusen, ancien officier de l’armée belge ayant servi sur Leopard 1 et désormais responsable de la formation et du soutien de CMI Defence, a expliqué en détail les séquences de tir auxquelles nous allions assister avec les diverses tourelles. Dire qu’elles allaient être convaincantes serait un euphémisme…

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