VT4 d’Arquus : la nouvelle génération des super 4×4 de l’armée de Terre arrive

03 Juil 2019 Tags: ARQUUS, VT4

Les 4×4 VT4 du constructeur français Arquus équipent progressivement l’armée française. Conçus pour la mission Sentinelle et les opérations extérieures dans des zones de conflits stables, ils embarquent des systèmes dernière génération.

Il reste le pied au plancher. Si le constructeur français de véhicules militaires Arquus – ex Renault Trucks Defense – a déjà livré 500 de ses 4×4 baptisés VT4 à l’armée française en 2018, il ne compte pas caler en si bon chemin. “La livraison du standard 2 (version améliorée NDLR) du VT4 a commencé dès le début de l’année 2019”, nous indique l’entreprise tricolore. “Environ 400 VT4 standard 2 ont été livrés en ce premier semestre 2019 sur les 800 prévus d’ici la fin de l’année. Soit un total de 900 véhicules, standard 1 et 2 confondus”, détaille Arquus. Au final, 4.380 VT4 entreront dans les rangs de l’armée française d’ici 2025 dont 3.980 rien que pour l’armée de Terre. À cette date, la distinction entre les deux types de VT4 aura disparu puisque tous ceux au standard 1 seront modernisés au second au plus tard en 2023.

Si la grande majorité des VT4 se destine à l’armée de Terre, ce n’est pas sans raisons. Ils se déploient en ce moment même sur le territoire national au profit de la mission Sentinelle (opération de lutte antiterroriste aux abords de sites sensibles NDLR) ou d’opérations extérieures dans des zones de conflit dites stabilisées. Rien d’étonnant, le VT4 reste un 4×4 militaire léger non blindé conçu pour transporter 5 militaires ou 4 dotés du système FELIN, un ensemble d’équipements, notamment électroniques, plus important. Les VT4 remplacent ainsi les trentenaires Peugeot P4 bien trop coûteux à entretenir.

Côté technique, le 4x4x d’Arquus se fonde sur la base d’un Ford Everest, un SUV produit par le constructeur américain en Thaïlande et vendu sur le marché asiatique. Pour l’adapter à l’utilisation militaire française et à tous les terrains imaginables, l’usine Arquus de Saint-Nazaire réhausse le châssis et renforce les suspensions tout comme les roues. Bien sûr, l’ensemble de la carrosserie résiste aux chocs et des plaques sous le 4×4 protègent ses éléments vitaux. Un système de filtration permet au VT4 de rouler avec du carburant de mauvaise qualité et son réservoir, de part sa taille, lui procure une autonomie de 900 kilomètres. De quoi faire grimper son poids total autorisé en charge à 3,5 tonnes (entre 1,8 et 1,9 tonnes pour le Ford Everest). Malgré tout, Arquus assure que la mobilité sur route de son VT4 ne s’en trouve pas impactée et conserve les caractéristiques de conduite d’un SUV moderne.

À l’intérieur, le véhicule d’Arquus se montre tout aussi adapté à ses missions militaires. Les housses de transport intégrées aux portières résistent aux fortes températures, assez pour y ranger les fusils d’assaut Famas et HK 416F, et ce même juste après un tir. Contrairement à la version de base, le standard 2 du VT4 est pré-équipé pour que l’armée française puisse lui intégrer deux postes radio de Thales à communication sécurisée. Mais aussi le système SITEL, ces consoles à écran tactile avec une carte numérique et une interface pour échanger avec les derniers systèmes de communication, de navigation et d’observation. Quant à la conduite de nuit, le VT4 ne risque pas la sortie de route avec ses systèmes de vision nocturne tout en restant discret avec ses feux black-out. Eux sont couverts par une petite bande horizontale pour limiter la luminosité. Dernier détail, le 4×4 peut être transporté par les airs, puisque largable grâce à des crochets.

Enfin, le VT4 dispose d’atouts plus classiques mais non moins anodins comparés à son prédécesseur, le Peugeot P4 datant des années 80. Notamment la climatisation, l’insonorisation de l’habitacle, l’assistance au démarrage en côte, le contrôle de descente, l’ABS (système anti-blocage des roues) ou encore le correcteur électronique de trajectoire (ESP). Le moteur turbodiesel développe 160 ch pour une vitesse maximale de 165 km/h mais électroniquement bridée à 135 km/h.

Source : Capital

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