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Qatar : Nexter passe la seconde

13 Mar 2018 Tags: Armements, contrats, GICAT, Nexter, Quatar

Cette future JV « sera la base industrielle locale permettant de livrer et maintenir des véhicules complets pour le programme Al Rayyan », précise Nexter dans un communiqué. Une nouvelle structure résolument tournée vers l’avenir, et susceptible d’ouvrir la voie à « d’autres coopérations dans le futur ».

Exit le VBCI « classique », la plateforme proposée au Qatar présente une série de développements inédits, dont un léger changement de look avec un « nez » refondu et légèrement allongé qui « n’a aucun impact structurel sur le véhicule », nous confirme-t-on. Mais le plus marquant reste le choix par l’état-major qatari d’un armement entièrement téléopéré.

À Doha, Nexter présente donc pour la première fois une version « inhabitée » de la T40, garantissant un profil plus compact et une moindre vulnérabilité, et libérant de la place pour l’équipage et l’infanterie débarquée. Opter pour la T40 ouvrirait en outre une voie royale pour le MMP de MBDA, qui se rapproche à grand pas d’un premier contrat export majeur, quelques mois seulement après la livraison d’un lot initial de 50 missiles aux forces armées françaises. La T40 intègre également le viseur de surveillance stabilisé Paseo de Safran Electronics & Defense déjà adopté pour l’EBRC Jaguar du programme Scorpion.

Cinq variantes sont prévues par le contrat Al Rayyan, dont celles de 40 mm, d’ambulance, de commandement et de dépannage

La seconde option envisagée n’est autre qu’une évolution, toujours à l’étude, de la MCT-30 Protector du norvégien Kongsberg, déjà adoptée par l’US Army pour armer les Stryker déployés en Europe. Une modularité qui démontre à nouveau la polyvalence du VBCI et une plus-value certaine à l’export. Outre les variantes de combat d’infanterie en 40 et 30 mm, baptisées respectivement « Al Zubarah » et « Al Wajbah », la famille VBCI sera déclinée en versions de commandement, d’ambulance et de dépannage.

Lancée mercredi dernier, Barzan Holdings doit servir de porte d’entrée aux sociétés de défense étrangères désireuses d’investir sur le petit émirat. « Ces joint-ventures sont structurées pour faciliter le transfert de connaissances, augmenter le capital humain et développer le secteur de la défense et de la sécurité », commente Barzan Holdings. La R&D est dès lors au cœur de la jeune structure, un volet essentiel pour lequel l’entreprise a d’ores et déjà acquis 40 000 m² de terrain au sein du Qatar Sciences and Technology Park. De même, chaque nouvelle JV hébergera une équipe détachée dans son département de recherche.

Reste à attendre le lancement officiel de l’appel d’offres pour obtenir les détails calendaires et autres données chiffrées du programme Al Rayyan.

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