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Renseignement : le Gicat présente une offre française de traitement de données de masse

06 Déc 2018

“Le cluster ‘data intelligence’ propose, en un guichet unique, le nec plus ultra des solutions pour le renseignement”, annonce le GICAT, jeudi 29 novembre 2018, à l’occasion de la présentation de l’offre de 22 entreprises françaises dédiée au traitement massif de données, qualifiée d'”alternative française à Palantir”. “Le cluster a été lancé en juin 2017”, précise le président de ce regroupement, Yannick Rolland (Atos). “L’offre est aujourd’hui opérationnelle et les produits sont matures.”

Le cluster “data intelligence” vise à “offrir une capacité ‘made in France’ pour traiter des données multi-sources, multi-formats, structurées ou non”, affirme Yannick Rolland, jeudi 29 novembre 2018. Le président de cette structure regroupant 22 entreprises françaises (1), par ailleurs responsable de l’offre “big data” du groupe Atos, s’exprimait lors d’un événement organisé par le Gicat (Groupement des industries françaises de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres) à Paris.

“Notre travail initial a été de recenser les acteurs français, de les sélectionner et de les rassembler pour disposer des meilleures expertises françaises de l’écosystème du big data et du renseignement”, explique Yannick Rolland. “Notre objectif est de comprendre les besoins de nos clients institutionnels français et à l’export. Nous passons ainsi d’une logique de vente de produits épars à une proposition de solution globale qui intègre, en amont, du conseil, des matériels, des logiciels, de la formation et du transfert de savoir-faire.”

“UNE APPROCHE DE BOUT EN BOUT”

Yannick Rolland explique que l’offre du cluster s’inscrit dans une “approche de bout en bout, modulaire, incrémentale et souveraine”. Parmi les 22 entreprises représentées au sein du cluster, l’entreprise Atos propose, via sa solution “Codex”, une capacité d’intégration de différents outils souverains de traitement de données sous une même interface.

L’entreprise Deveryware propose quant à elle des applications liées à l’agrégation de différentes données de géolocalisation en temps réel pour les forces de l’ordre. “Nous travaillons avec 2 300 services opérationnels de police, gendarmerie et douanes, soit au quotidien 6 000 OPJ“, explique Delphine Arias-Buffard, directrice des relations institutionnelles de l’entreprise. “À travers nos outils, les enquêteurs arrivent à détecter des habitudes de déplacement sans être au contact”, poursuit-elle.

Également représentée dans l’offre du cluster, la start-up Aleph propose un moteur de recherche sur les deep et dark web nommé “GMsearchdark” qui se veut comme le “super-Google du darkweb”. Il permet de travailler sur la cybercriminalité, les ventes illégales d’armes et de stupéfiants.

Les entreprises Systran, Vocapia et Pertimm proposent quant à elles un outil unique de traitement des langues étrangères. Cet outil a été vendu à l’export à un pays d’Asie qui travaille sur des interceptions téléphoniques, annoncent les trois entreprises. L’outil permet de transcrire rapidement des communications en mandarin, puis de les traduire en anglais, avant d’analyser les textes – en faisant notamment de l’extraction de noms propres ou de mots-clés – grâce à l’intelligence artificielle.

Les entreprises du cluster proposent d’autres solutions, notamment des logiciels d’aide à l’analyse de données complexes, d’analyse de la menace, de veille sémantique ou d’analyse et de traitement d’images géospatiales.

(1) Airbus defence and space, Air-Lynx, Aleph, Atos, Bertin IT, CEIS, Critical Building, Deveryware, Diodon, Ecrin, Engie Ineo, Flaminem, Geo4i, DCI, Jalgos, Linkurious, Mbda, Othello, Photonis, Systran, Vocapia.

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